Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : très correct pour alléger son sac sans se ruiner
Design : pratique à monter, mais entrée frontale pas toujours agréable
Confort et espace : parfait en solo, serré mais faisable à deux
Matériaux : léger et assez costaud, mais tapis de sol à protéger
Durabilité : ça tient bien, mais il faut la traiter avec un minimum de soin
Performance sur le terrain : pluie, vent et ventilation
Présentation : sur le papier, une vraie tente de rando moderne
Points Forts
- Poids contenu (environ 1,8 kg) avec footprint inclus, pratique pour la rando
- Bonne tenue sous la pluie et le vent si bien haubanée, matériaux sérieux pour le prix
- Très adaptée au bivouac solo : espace suffisant, montage rapide, encombrement réduit
Points Faibles
- Vraiment serrée pour 2 personnes, surtout avec du matos à l’intérieur
- Tapis de sol assez fin, footprint quasi obligatoire pour préserver la durabilité
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Naturehike |
Une tente de rando légère qui revient souvent dans les sacs à dos
La Naturehike Cloud Up 2 20D, je la voyais revenir partout dans les discussions de rando : sur les forums, dans les groupes Facebook, sur les parkings de départ de GR. Du coup j’ai fini par craquer et la prendre pour des sorties de 2 à 4 jours, en mode sac à dos avec une priorité claire : poids et simplicité. On est sur une tente annoncée à 1,8 kg, autoportante, donnée pour 2 personnes, censée être étanche et "4 saisons" sur le papier (en réalité plutôt 3 saisons costaudes à mon avis).
Je ne suis pas sponsorisé, je l’ai payée de ma poche, donc je vais être franc : je cherchais un truc qui remplace ma vieille tente Décathlon beaucoup plus lourde et encombrante, sans partir sur des modèles ultra haut de gamme hors de prix. La Cloud Up 2, c’est un peu le compromis : légère, pas trop chère, mais avec quelques concessions sur le confort et l’espace. Je l’ai utilisée surtout en solo, et une fois avec un pote pour vraiment voir ce que "2 places" veut dire dans la vraie vie.
Dans ce test, je vais rester terre-à-terre : montage, confort, place à l’intérieur, comportement sous la pluie et au vent, et tout ce qui agace au quotidien (rangement, piquets, condensation, etc.). On est loin d’un test de magazine avec des grandes phrases : concrètement, est-ce que ça vaut le coup de la mettre dans son sac pour un GR ou un week-end bivouac ?
Pour résumer cette intro : la tente fait clairement partie des bons plans du moment pour ceux qui veulent alléger leur sac sans exploser le budget. Mais c’est pas magique non plus : il faut accepter une place limitée à deux, un tapis de sol assez fin, et quelques petits détails de finition qui rappellent qu’on n’est pas sur du matos à 600 €. Je détaille tout ça dans les sections qui suivent.
Rapport qualité-prix : très correct pour alléger son sac sans se ruiner
En termes de rapport qualité-prix, la Naturehike Cloud Up 2 20D est, à mon avis, bien placée. On est sur une tente autour de 1,8 kg, autoportante, avec double-toit sérieux, arceaux alu, footprint fourni, pour un tarif souvent bien en dessous des grandes marques de montagne qui proposent des produits comparables. Forcément, il y a quelques concessions sur les détails (poches intérieures limitées, piquets moyens, espace serré à deux), mais à ce niveau de prix, c’est logique.
Comparé à une tente low-cost encore moins chère, on gagne quand même beaucoup : poids plus bas, matériaux plus sérieux, meilleure résistance à la pluie, meilleure conception globale. Comparé à du haut de gamme type MSR / Big Agnes, on perd un peu en finition, en confort et en durabilité à long terme, mais on ne joue pas dans la même cour côté budget. Pour quelqu’un qui veut se lancer dans le bivouac léger sans lâcher un demi-salaire, c’est une option cohérente.
Pour moi, la valeur dépend surtout de l’usage : en solo rando/bivouac, c’est un très bon deal. On a une vraie tente, pas juste un tarp, on peut s’abriter sérieusement en cas de grosse pluie, et le poids reste très raisonnable. À deux, ça devient plus discutable : si vous bivouaquez souvent à deux et que vous aimez un minimum de confort, je viserais plutôt une vraie 2 places plus large, quitte à porter quelques centaines de grammes de plus.
En résumé, pour un randonneur ou un voyageur qui veut une tente légère, compacte, fiable sous la pluie, et qui accepte de faire quelques compromis sur l’espace et le côté "cocooning", le rapport qualité-prix est franchement bon. Si vous êtes du genre à camper posé longtemps, à deux, avec du matos partout, ce n’est pas la bonne cible, il faudra viser plus grand (et plus lourd).
Design : pratique à monter, mais entrée frontale pas toujours agréable
Sur le design général, Naturehike a repris une forme qu’on voit beaucoup en rando légère : dôme autoportant avec entrée frontale. En gros, la porte est à l’avant, pas sur le côté. Ça permet de gagner un peu en poids et en simplicité d’arceaux, mais au quotidien, ça veut dire qu’on rampe un peu pour rentrer/sortir, surtout si on est grand ou pas très souple. Perso, je préfère les entrées latérales, mais pour le prix et le poids, je comprends le choix.
Le montage est assez bien pensé : un seul jeu d’arceaux en alu, reliés entre eux, donc impossible de se tromper de barre. On clipse la chambre intérieure avec des petits crochets, on fixe les quatre angles au sol, on pose le double-toit et on tend. En conditions normales, on est réellement autour de 5 minutes une fois qu’on a compris dans quel sens va l’arceau. L’autoportance est pratique : on peut monter la tente, la déplacer d’un mètre si on s’est planté sur le caillou ou la pente, sans tout refaire.
À l’intérieur, c’est assez simple : une seule porte, une petite abside à l’avant pour poser une paire de chaussures et un sac moyennement volumineux, et quelques points d’accroche pour une lampe ou une cordelette. Là où je trouve le design un peu radin, c’est sur les poches de rangement intérieures : il n’y en a pas beaucoup. Quand on est seul ça passe, on étale un peu tout autour de soi. À deux, ça peut vite devenir le bazar, parce que rien n’a de vraie place dédiée.
Autre point : la tente est plutôt basse (105 cm annoncés). Pour quelqu’un autour de 1,80–1,85 m, on n’est pas assis confortablement pour bouquiner longtemps. On peut s’y changer, mais ce n’est pas un palace. Par contre, en termes de forme, elle prend bien le vent quand elle est correctement haubanée, et le fait d’avoir une structure en Y avec des haubans au milieu améliore la stabilité. Globalement, le design est cohérent avec l’objectif : limiter le poids, rester simple, mais on sent bien que le confort passe après.
Confort et espace : parfait en solo, serré mais faisable à deux
Sur le confort, il faut être honnête : le vrai sweet spot de cette tente, c’est l’usage solo. À une personne, on a largement assez de place pour dormir, se retourner, étaler un peu de matos à côté, et même garder son sac à l’intérieur si on s’organise bien. On peut rentrer un matelas standard + un sac à dos au niveau des pieds ou sur le côté, ça reste vivable même sur plusieurs nuits d’affilée.
À deux, c’est une autre histoire. Les 125 cm de largeur au sol, ça fait du vrai côte à côte. Si les deux ont des matelas gonflables un peu larges, ça touche de partout. On peut dormir, clairement, mais on n’est pas dans le confort d’une "vraie" 2 places de camping classique. Pour un couple qui a l’habitude de bivouaquer, ça passe, mais il faut aimer se serrer et ne pas être trop large d’épaules. Pour deux potes un peu costauds, ça devient vite pénible, surtout si on a beaucoup de matos à garder au sec.
La hauteur intérieure de 105 cm limite un peu la vie assise. Moi, en étant autour de 1,80 m, je peux m’asseoir, mais pas vraiment me tenir bien droit longtemps. Pour se changer, c’est un peu de gymnastique, mais faisable. La porte frontale n’aide pas : on doit un peu ramper pour entrer et sortir, surtout si on garde du matos dans l’abside. Ce n’est pas dramatique, mais à la longue, on sent que ce n’est pas une tente pensée pour passer des heures à l’intérieur à jouer aux cartes.
Niveau température, ce n’est pas une tente hyper chaude, la chambre en mesh laisse bien circuler l’air. Avec un bon duvet, ça va, mais ne pas compter sur la tente pour compenser un sac de couchage limite. Une nuit autour de 8 °C, avec duvet moyen, on peut avoir froid, comme certains l’ont signalé. La bonne nouvelle, c’est que la ventilation est correcte, on ne se réveille pas dans une grotte trempée de condensation, à condition de bien gérer l’aération et le positionnement.
Matériaux : léger et assez costaud, mais tapis de sol à protéger
Côté matériaux, on est sur du nylon 20D siliconé pour le double-toit, ce qui explique le poids contenu. En main, ça fait clairement "tissu fin", mais pas cheap. C’est le genre de toile où il ne faut pas jouer au bourrin avec des branches ou des cailloux coupants, mais c’est le prix à payer pour avoir une tente sous les 2 kg. La chambre est majoritairement en mesh B3, ce qui est bien pour la ventilation et pour limiter la condensation, mais ça isole un peu moins du froid visuellement et psychologiquement.
Les arceaux sont en aluminium, reliés par un élastique interne, et franchement ils inspirent confiance. On est loin des arceaux bas de gamme qui se tordent à la première rafale. Sur plusieurs montages/démontages, rien n’a bougé, pas de jeu ni de sensation de fragilité. Les piquets, eux, sont très légers. Ça fait plaisir sur la balance, mais dans un sol dur ou caillouteux, ils se tordent ou accrochent un peu. Honnêtement, pour quelqu’un qui sort souvent, je conseillerais de remplacer au moins une partie des piquets par un modèle un peu plus costaud.
Le tapis de sol (sol de la tente) est le point qui fait un peu tiquer. Il est fin, clairement pensé pour le poids, donc je ne m’amuserais pas à poser ça directement sur des pierres tranchantes. Le bon côté, c’est que Naturehike fournit un footprint avec, et pour moi c’est obligatoire avec ce genre de tente. Ça ajoute quelques centaines de grammes, mais ça protège le sol d’origine et ça prolonge la durée de vie. Sans ça, je pense que les micro-trous finiraient par arriver assez vite si on bivouaque souvent sur terrain "sale".
Globalement, les matériaux sont cohérents avec la gamme : légers, plutôt bien finis pour le prix, mais à traiter avec un minimum de soin. Ce n’est pas une tente pour quelqu’un qui jette son matos partout et ne fait jamais gaffe où il pose ses affaires. Pour un randonneur qui sait un peu ce qu’il fait et qui prend deux minutes pour nettoyer l’emplacement, ça tient la route.
Durabilité : ça tient bien, mais il faut la traiter avec un minimum de soin
Niveau durabilité, on sent que c’est du matos léger, donc forcément un peu plus fragile qu’une grosse tente de camping de 4–5 kg. Après plusieurs montages/démontages et quelques nuits, rien n’a lâché : coutures propres, pas de déchirure, les arceaux n’ont pas pris de jeu. La fermeture éclair de la porte glisse bien, pas de blocage ou de sensation que ça va se coincer au moindre grain de sable, mais comme toujours, il faut éviter de bourriner dessus.
Le point qui demandera le plus d’attention sur la durée, c’est clairement le tapis de sol. Avec son épaisseur réduite, si on pose la tente n’importe où, sur des cailloux pointus ou des racines, ça finira par marquer. C’est pour ça que, pour moi, le footprint fourni n’est pas un bonus, c’est obligatoire. En l’utilisant systématiquement, on protège le sol de la tente et on gagne quelques années de vie. Sans ça, pour quelqu’un qui bivouaque souvent, je pense qu’on verrait apparaître des petits trous assez vite.
Les piquets fournis, eux, tiendront un moment si on n’essaie pas de les planter dans du béton. Mais comme ils sont très légers, ils se tordent plus facilement que des modèles plus costauds. Perso, j’en remplacerais au moins 2 ou 4 par des piquets plus solides pour les points critiques (angles principaux, haubans exposés), et je garderais ceux d’origine pour les points moins importants.
Globalement, si on la traite bien (sécher la tente avant de la ranger longtemps, éviter de la bourrer humide dans le sac pendant des semaines, utiliser le tapis de sol, faire un minimum gaffe à l’emplacement), je pense que la durée de vie est correcte pour une tente de ce poids et de ce prix. Ce n’est pas une tente indestructible, mais ce n’est pas non plus du jetable. Disons que c’est du matos qui récompense les gens soigneux.
Performance sur le terrain : pluie, vent et ventilation
En conditions réelles, la question principale, c’est : est-ce que ça tient la pluie et le vent ? Sur ce point, la Cloud Up 2 s’en sort franchement bien pour sa catégorie. Sous grosse pluie continue, avec le double-toit bien tendu et le footprint en dessous, je n’ai pas eu d’infiltration d’eau. Les autres retours vont dans le même sens : la toile 20D siliconée avec revêtement imperméable fait le boulot. Il faut juste bien tendre la toile pour éviter les poches d’eau et utiliser les points de haubanage disponibles.
Au vent, la structure en double Y, une fois bien haubanée, tient mieux que ce que je pensais en la voyant si fine. On n’est pas sur une tente d’expé, mais pour du vent fort de rando classique, ça ne bronche pas trop. Évidemment, si on néglige les haubans ou qu’on plante les sardines à l’arrache dans un sol pourri, ça bougera, mais ça c’est valable pour toutes les tentes légères. Le fait qu’elle soit assez basse aide aussi à limiter la prise au vent.
Sur la ventilation, la combinaison chambre en mesh + fenêtre de ventilation sur le double-toit limite assez bien la condensation. Il y en a toujours un peu dans certaines conditions (nuit froide, pas de vent, humidité), mais rien de dramatique. En tout cas, je n’ai pas retrouvé le plafond qui goutte comme sur certaines tentes bas de gamme. Il faut juste penser à ne pas tout fermer à bloc si ce n’est pas nécessaire.
Le seul vrai reproche sur la performance, c’est plus le
Présentation : sur le papier, une vraie tente de rando moderne
Concrètement, la Naturehike Cloud Up 2 20D c’est une tente autoportante dôme donnée pour 2 personnes, avec un double-toit en nylon 20D siliconé, arceaux en aluminium et un poids annoncé de 1,8 kg. Pliée, elle tourne autour de 41 x 13 x 13 cm, donc ça rentre sans souci dans un sac de 50–60 L, ou sur le côté avec les sangles. Elle est livrée avec : arceaux, piquets alu, haubans, double-toit, chambre intérieure et un tapis de sol (footprint), ce qui est plutôt correct pour le prix.
Au sol, on a environ 210 cm de longueur pour 125 cm de largeur, avec une hauteur max de 105 cm. Sur le terrain, ça se traduit par : à deux, on se touche clairement les épaules, et pour quelqu’un qui fait autour de 1,85 m, on n’est pas vraiment assis droit. En solo par contre, c’est confortable : matelas d’un côté, sac et matos de l’autre, et on arrive à s’organiser sans que tout traîne dans l’abside.
Le montage est annoncé à 5 minutes, et franchement, une fois qu’on a pris le coup, c’est réaliste. Un seul arceau principal en forme de Y double, qui se clipse à la chambre, puis on balance le double-toit par-dessus, on fixe quelques sardines et c’est plié. Ce n’est pas la tente la plus intuitive du monde au tout premier montage, mais après deux essais ça roule. Le côté autoportant est pratique sur sol dur ou quand on veut bouger légèrement la tente sans tout démonter.
Sur le positionnement, je la vois clairement comme une tente pour : randonneur solo qui veut un peu d’espace, ou duo prêt à serrer les dents niveau place pour gagner du poids. Ce n’est pas une tente familiale, ce n’est pas une tente pour faire du camping posé 2 semaines au même endroit. C’est du bivouac, rando, voyage léger, avec un bon rapport poids/prix, quitte à accepter quelques compromis qu’on verra plus loin.
Points Forts
- Poids contenu (environ 1,8 kg) avec footprint inclus, pratique pour la rando
- Bonne tenue sous la pluie et le vent si bien haubanée, matériaux sérieux pour le prix
- Très adaptée au bivouac solo : espace suffisant, montage rapide, encombrement réduit
Points Faibles
- Vraiment serrée pour 2 personnes, surtout avec du matos à l’intérieur
- Tapis de sol assez fin, footprint quasi obligatoire pour préserver la durabilité
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, la Naturehike Cloud Up 2 20D, c’est une tente qui fait exactement ce qu’on lui demande pour du bivouac léger : elle est compacte, assez légère, tient bien la pluie et le vent, et se monte rapidement. En solo, c’est vraiment confortable pour ce poids-là : on a de la place pour dormir et ranger son sac, on n’est pas noyé dans la condensation, et on ne se casse pas le dos à la porter. Pour un premier pas sérieux dans la rando légère sans exploser le budget, elle coche beaucoup de cases.
Par contre, il ne faut pas se raconter d’histoires : à deux, ça devient vite serré, surtout si les deux ne sont pas fluets. Le tapis de sol est fin, donc le footprint n’est pas un gadget mais quasiment obligatoire. Les piquets sont corrects mais pas fous, et quelques petits détails (poches intérieures limitées, entrée frontale pas super pratique) rappellent qu’on n’est pas sur du très haut de gamme. Rien de rédhibitoire, mais il faut le savoir avant d’acheter.
Pour qui c’est fait ? Pour le randonneur solo, ou le duo occasionnel qui privilégie le poids et le prix au confort. Pour qui ce n’est pas l’idéal ? Pour ceux qui campent surtout en mode confortable à deux, qui veulent se tenir assis longtemps dans la tente, ou qui maltraitent leur matériel. Dans sa catégorie et à son tarif, je trouve que c’est un bon compromis, à condition d’accepter ses limites et de la traiter avec un minimum de soin.